Le satané virus n’a jamais été une simple grippe


Le satané virus a gagné la planète Terre et l’a fait sienne depuis un an, même si on a véritablement connu son existence au mois de mars 2020 avec l ‘épidémie qui a touché de plein fouet l’Europe, plus particulièrement la France. Il est encore là et bien là, fait des ravages un peu partout et ceux qui parlent de simple grippe sont des ignorants pour ne pas dire des imbéciles.

Il n’est pas décidé à partir et il faudra s’habituer à vivre avec lui en utilisant les gestes barrières, les masques, le gel hydro-alcoolique. Ces mêmes masques qui nous manquaient au début de l’épidémie ; on nous racontait des bobards comme quoi le masque ne servait à rien, on a vu les dégâts et des collègues mourir ou tomber gravement malades pour cela. Nos politiques et ARS sont responsables, des procès sont en cours pour connaître la vérité à cette incurie administrative.

Le Paternalisme ambiant a été insupportable pour de nombreuses personnes. La confiance est durablement ébranlée (impréparation, décisions chaotiques, impuissance des responsables de la santé publique, des ARS, le conseil de l'ordre des médecins largement absent... et du gouvernement), elle implique de nouveaux systèmes de décision. Les fausses informations médicales diffusées par les canaux officiels font perdre toute crédibilité aux responsables de la santé publique. L'OMS sous l'influence des donneurs de fonds fut partiale et défaillante.

La crise à l’hôpital perdure est ‘aggrave et cette crise montre à quelle point notre système de Santé est malade : Diminution du nombre de lits, pénuries diverses, salaires insuffisants, système de tutelles déficient, nombre insuffisant des soignants. Cette mauvaise santé est encore plus prégnante à l’hôpital. En ville, il existe aussi un ombre insuffisant de médecins (numerus clausus) et d'infirmières, revalorisation des actes, libérations des prescriptions, accès à tous les médicaments sans pénuries. Les médecins de villes furent verrouillés dans leurs libertés de prescription et subissaient les pénuries de médicaments.

On a vu aussi les relations se tendre, au fur et à mesure que la crise sanitaire progressait entre le Conseil scientifique et le pouvoir politique Le pouvoir citoyen est totalement bafoué et les lois actuelles liberticides le démontrent. On aimerait plus que les décisions de gestion parfois urgentes soient prises par un groupe représentatif de patients et de soignants cliniciens au sein du ministère de la santé.

L’arrivée du vaccin sera-t-il salvateur, il faut oser l’espérer. Il faut rester prudent car trop de précipitations pourraient engendrer le contraire des effets espérés.

Certes, il existe effectivement une majorité de formes bénignes ou peu symptomatiques du covid19 : la majorité des personnes l’ayant contracté en sont sortis heureusement indemnes sans traitement spécifique avec un nez bouché, une perte de goût et de l’odorat totalement réversibles, de la fièvre ou quelques courbatures.

Cependant, le retour de bâton est parfois inégal et certains malades qui n’avaient presque rien eu se retrouvent maintenant avec des « formes cliniques dits de covid long » qui associent une fatigue inhabituelle, des signes digestifs (diarrhée, vomissements, reflux gastrique, amaigrissement parfois majeur de plus de 10 % de leurs poids initial et dénutrition), des signes cardiovasculaires (essoufflement au repos ou à l’effort, tachycardie qui doivent faire rechercher une myocardite, une péricardite mais aussi une atteinte du cœur droit par microthromboses pulmonaires), des signes neurologiques (paresthésies, perte du goût et de l’odorat, perte de mémoire), douleurs articulaires et rhumatologiques…

Le virus pourrait aussi se comporter comme un précurseur de cellules humaines anormales dites "zombies" comme dans le cancer.

Pour d’autres, ce fût, hélas, une catastrophe pour ceux qui très malades ou ayant des co-morbidités (diabète, surpoids et obésité, hypertension artéreille, cancer…), ont du subir le fameux protocole d’état 3D ou 4D (Domicile/Doliprane/Dodo +/- Décès) maintes fois entendu dans les médias ; les hospitalisations courant du mois de mars, au plus haut pic de l’épidémie, furent légion ; la majorité ont mené à des complications que l’on sait maintenant emboliques ; plus de 40 000 de nos compatriotes en sont morts si on n’oublie pas les morts à domicile. Les ARS ont empêché certains de mes collègues de prescrire des antibiotiques, le Conseil National de l’ordre des Médecins les a même convoqué en vue d’une radiation. Ceci fut choquant, notre liberté de prescrire a été bafouée.

Le Pr Raoult avait pourtant décrit une minime cohorte qui montrait l’efficacité de « son expérience » associant azithromicine + hydroxychloroquine. Des médecins, qui comme moi ont lu cette étude sans aucune arrière pensée, ont vu un espoir de traitement pour des malades qui allaient mourir. D’autres n’ont rien voulu savoir et attendaient le fameux protocole qui n’arriverait jamais. Des experts se sont fourvoyés pour avoir cautionner des pseudo études sur des produits comme le Remdesivir, qui n’a jamais prouvé son efficacité malgré ses effets secondaires sérieux. La fausse étude du Lancet est là pour confirmer les conflits d’intérêt nauséabonds avec l’industrie pharmaceutique. En revanche, des médecins ont utilisé « en cachette » pour eux ou leur propre famille ce traitement. Nous en avons eu l’écho dans sur les réseaux sociaux, par oui dire…

Cependant, l’efficacité extrême sur la charge virale en moins de 3 jours laissait penser à un effet direct sur le virus ou sur une association de malfaiteurs virus-bactérie que seule l’azithromicine pouvait en être responsable. Ceci était confirmé par mes lectures sur cet antibiotique très largement utilisé en Asie en cas de pneumopathies atypiques, en particulier virales.

C’est la raison de mes premières expériences de traitement en mars 2020 avec ce traitement pas azithromicine seul sur quelques amis qui n’allaient pas bien et qui devaient, si l’antibiotique n’était pas efficace, être hospitalisés avec le risque de se retrouver en réanimation. Les premiers essais furent extrêmement concluants avec une apyrexie obtenue en moins de 72 heures, une amélioration de la respiration et une disparition plus progressive de la toux. Fort de cette expérience de terrain, j’ai soigné avec succès plus de 60 patients de 16 à 92 ans, sans aucun recours à l’hospitalisation chez 59 patients sur 60, aucun transfert en réanimation ni de décès à déplorer.

D’autres médecins avaient dans le même temps la même expérience sur plus de 3000 patients. L’azithromicine était en rupture de stock en IDF mais aussi à Strasbourg, l’ARS ayant décidé de « voler les stocks » pour nous empêcher de prescrire. Après quelques lectures scientifiques d’auteurs coréens, j’apprenais que la clarythromicine était aussi efficace que l’azithromicine dans ce contexte ; elle s’avérera même plus efficace que l’azithromicine dans mon expérience. Nosua vons depuis constitué un groupement de médecins « azi-trop d’hospitalsiation », ce qui m’a permis de rencontré et de partager mon expérience avec des femmes et des hommes extraordinaires : je suis depuis de plus en plus convaincu de la piste d’association de malfaiteurs avec des bactéries comme le mycoplasme, ce qui explique l’efficacité des antibiotiques comme traitement précoce.

Courant du mois d’avril, des cas d’atteintes digestives prenaient une ampleur inhabituelle ; le virus serait-il associé à Prevotella, une bactérie présente habituellement présente à l’état naturelle dans notre microbiote ? Prevotella est une bactérie anaérobie strict gram négatif commensal de la flore fécale, présente aussi dans la bouche et dans le poumon. Cette bactérie résiste très souvent à l’augmentin® et aux céphalosporines, deux antibiotiques le plus prescrits en cas de pneumopathie. La levoflaxacine, aussi utile en cas de pneumopathie résistante à l’augmentin, est efficace sur Prevotella. Les malades avaient presque le même tableau clinique : une diarrhée aiguë parfois sanglante avec douleurs très intense épigastrique puis colique, pouvant occasionner une déshydratation avec insuffisance rénale, une hypokaliémie majeure, un syndrome inflammatoire parfois majeur. Les complications étaient la colite mais surtout l’ischémie mésentérique par embolie veineuse mais parfois extra-digestive (embolie pulmonaire, phlébite…), nécessitant un traitement anticoagulant salvateur.

Les cas se multipliaient à l’hôpital. Fort de mon expérience « de ville », j’appliquais ce même traitement aux plus de 400 malades hospitalisés, ceci avec succès.

Les autres complications digestives sont possibles et associent des pancréatites virales et auto-immunes, une cholangite virale ou auto-immune, des insuffisances surrénales.

Nous espérons être écoutés en haut lieu, nous avons écrit un algorithme simple qui peut être utilisé en ville par nos collègues médecins généralistes et spécialistes pour les malades symptomatiques et les plus fragiles. Il doit remplacer le sacro-saint protocole 3D qui a trop fait de dégâts.

Même s’il est encore loin le jour de la disparition du virus qui aurait muté déjà 39 fois, nous voulons donner de l’espoir à nos concitoyens car un traitement efficace existe.


Guy BELLAÏCHE

Chef de Service HGE

Hôpital Robert Ballanger Aulnay-sous-Bois

Membre du comité « AZI-Trop d’Hospitalisations »